Archipel

Le blog de Jérôme Bodon-Clair

Archive pour Art pictural

Heureuse année

Je vous souhaite une très bonne année 2011, emplie de joie, de réussite dans vos projets, d’accomplissement personnel, familial etc … 2011 sera le théâtre de nombreuses échéances dont j’aurai l’occasion de vous parler dans ce blog : Golden Triangle en résidence et création lyonnaise et Joca Seria en mars avec la compagnie NU, Peindre en avril avec la même compagnie, une installation sous chapiteau du côté de Chambéry en mai et (sous réserve) une nouvelle évolution de ma série Rumeur à Saint Etienne ce même mois. Du point de vue conférences, j’interviendrai à Saint Etienne sur Deleuze/Beckett/Feldman le 8 février, et en Sorbonne le 30 avril sur le minimalisme en arts plastiques et en musique. Quelques parutions devraient aussi pointer leur nez … Année chargée, année pluridisciplinaire, année passionnante !

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Rentrée 2010-2011

Septembre et une nouvelle saison qui s’annonce encore une fois très plaisante car diverse et diversifiée autour de nombreux projets parfois aux antipodes les uns des autres mais tous aussi excitant !!! S’il reste des choses à confirmer, des dates à fixer précisément, je peux d’hors-et-déjà annoncer quelques rendez-vous importants :

– le 22 octobre à 20h30, rendez-vous dans la salle du Volume à Nice pour un concert exceptionnel de Godot solo, Beluga’s Hearing et surtout Godot & Benjamin Fincher + friends pour la recréation en live de notre dernière livraison commune, le très folk Postcard !!! (entrée 5 euros).

– le 23 octobre à 19h pour un Concert Chez Moi à Nice encore une fois où je jouerai solo avec Milenka pour partager l’affiche. Pour tout renseignement et réservation, contacter assoblocnotes@gmail.com !

– le 08 février 2011 à l’Université Jean Monnet de Saint Etienne (42), conférence « Lépuisé : Deleuze-Beckett, Beckett-Feldman » .

– le 23 mars 2011 à 20h30, rendez-vous avec la compagnie NU pour une lecture un peu spéciale de Francis Ponge : Joca Seria, autour des sculptures d’Alberto Giacometti (lecture par la voix de François Podetti) au Théâtre de Roanne (42 – Scène Régionale).

– le 02 avril 2011 à 20h30, ce sera la création de la pièce Peindre par la compagnie NU pour laquelle je compose la musique et l’univers sonore … Une belle pièce, un travail de longue haleine qui naîtra au Théâtre de Roanne (42 – Scène Régionale) … Texte : Christian Chavassieux, Mise-en-scène : François Podetti qui jouera aussi sur scène (avec Nathalie Vincent), Univers visuel : Marc Bonnetin.

Bref, une bonne actualité à venir et d’autres belles perspectives à venir (mais nous en reparlerons …) !

PfP live in Grenoble

Avec un peu de retard (dérives hongroises obligent), retour sur notre prestation de vendredi dernier à l’espace Vallès, centre d’art contemporain de St-Martin-d’Hères (Grenoble) en dé-vernissage de l’exposition F3D de Alain Doret. L’occasion pour le public de découvrir l’équipe PfP dans un registre minimaliste et clairement orienté musique électronique, musique très ambient autour de beats à la dérive, d’arpegii feutrés et de nappes de piano épurées. Bref, autant d’invitation au voyage, au butinage entre les oeuvres proposées que ce soient celles d’Alain Doret bien sûr, la performance figée mais très forte de Géraldine Michel et Delphine Robin (Pamela de 19 à 20h – voir photo ci-dessus), ou les centaines de boulettes de papier qui auront trouvé lecteurs, Attendre (voir aussi la même photo, les boulettes de papier). Une soirée bien remplie donc et assurément un très beau lieu à découvrir.

F3D – PFP

Vendredi 19 février, Paradise for Parasites participera au dé-vernissage de l’exposition F3D de Alain Doret à l’espace Vallès, centre d’art contemporain de St-Martin-d’Hères (Grenoble). Pour l’occasion mon installation Attendre sera de nouveau de mise (première lors du festival Concept App’Art en novembre dernier) dans une version évoluée, en ce sens, que Clément Fessy lira une sélection de mes textes avant de les mettre en boule et les ajouter aux nombreux déjà froissés et envahissant l’espace d’exposition. Rumeur sera aussi recréée et évoluera sur un set de musique électronique ambient et/ou plus rythmé joué en direct par Benoît Bel, Clément Fessy et moi-même à base uniquement de claviers et de boites à rythmes. Un événement à ne pas rater si vous êtes dans le coin. Ouverture des portes à 19h.

Pas

Pour bien finir l’année, vous dire qu’après de longs moments d’introspections et de recherches, j’ai enfin réussi à synthétiser bon nombre de mes travaux sur le temps en une oeuvre. En effet, avec Pas – qui est certainement la première pièce d’une série – je suis parvenu à assouvir une certaine idée de mon fantasme de figer le temps, et de compiler les temps, fantasme que j’entretiens depuis quelques années et qui recoupe fatalement pléthore de mes oeuvres qu’elles soient musicales (par exemple A Berliner overture ou Rond d’eau …), littéraires (L’horizon, L’infini, L’attente …) ou plastique (Attendre, bon nombre de mes toiles sans prétention).

Dès lors, pourquoi cette oeuvre précise est si importante à mes yeux ? On pourrait glauser longuement mais un post de blog nécessite le condensé, donc cette nouvelle oeuvre est importante car c’est une compilation de temps différents et d’échelles différentes ; en effet, en utilisant une paire de chaussure usagée que j’ai longtemps portée, j’insère une temporalité personnelle, une dimension autobiographique, comme on se raconte sans dire un mot. Puis le pas, le temps d’un pas, un temps microscopique donc, dans le mouvement, poser un pied après l’autre, et ici ce mouvement est figé, en mode pause. Le temps de l’histoire (histoire de l’art en l’occurrence) aussi avec l’utilisation du dripping comme clin d’oeil à Jackson Pollock : en déversant de la peinture de la sorte je fais référence à cette histoire de l’art si importante, à la révolution Pollock que, par mes recherches universitaires je connais bien. Ce clin d’oeil renvoie aussi à une temporalité, celle de l’action painting ; ce n’est plus une peinture du représenté, avec une matière prédéfinie, mais réellement une matière temps que je déverse dans l’espace de l’oeuvre, le cumul des couches renvoyant encore à une autre temporalité, dans l’épaisseur de leur cumul.

Au final, une oeuvre plastique importante et qui préfigure certainement une série (je garde avec attention bon nombre d’objets du quotidien usagés), et 2010 qui se profile alléchée … bien à vous, meilleurs voeux ///

Peintures

Petit post pour montrer (cela faisait longtemps) quelques nouvelles pièces picturales … Mes nouvelles toiles travaillent à explorer le temps en tant qu’espace. En effet, en superposant de nombreuses couches différentes, en utilisant d’anciens tableaux et en repeignant dessus, je crée un enchevêtrement de couches forcement temporelles. Dans un ultime travail, je grave directement dans l’épaisseur, faisant ainsi ressurgir, en filigrane toutes les vies passées de la toile, comme des écorchures de temps dans l’espace pictural.

Ma première expérience de ce type est A l’ombre des géants, qui mêle figuration et abstraction et où l’on voit poindre cette croûte blanche éraflée, typique de cette nouvelle recherche.

A l'ombre des géants

A l'ombre des géants

Puis, reprenant d’anciennes toiles, je crée ce diptyque Suspension #01 (le temps creuse l’espace) qui est le premier d’une plus longue série à laquelle je travaille actuellement …

Suspension (le temps creuse l'espace)

Suspension (le temps creuse l'espace)

A bientôt …

Essais d’art

Un petit billet pour dire qu’Isa et moi étions des 60 artistes à exposer ce week end pour « Essais d’art ». Peindre un ballon de rugby, en faire une oeuvre … ensuite, vente des oeuvres aux enchères hier soir donc … Tout a été vendu donc et tout cela au profit du club de rugby de Roanne. Une participation assez inédite, un peu étrange de mélanger eau, thérébentine sur cette matière plastique qui composait le ballon … Voila donc en matière le descriptif de ma livraison dénomméer « Trajectoires usées » :

 

Concevoir le ballon comme organique, revêtu d’une écorce, de celles qui protègent, de celles qui absorbent. Percevoir cette peau craquelée, usitée, cette peau usée. Ici pas d’écailles, mais plutôt, comme des varices inversées, des stries, des centaines de petits canaux, à force d’érosion. Autant de traits gravés comme autant de trajectoires, ces directions hasardeuses parfois inspirées, que prennent, qu’empruntent les ballons, et qui s’amoncellent, s’accumulent selon, se compilent donc de 80 minutes en 80 minutes. Sentir peau contre peau, effleurer le galbe de ces trajectoires usées … Quant au bleu, n’y voir que peu de chauvinisme, y voir un petit klein d’œil, sans plus.

 

bien à vous, à très vite (pas mal d’infos à vous livrer mais patience)