Archipel

Le blog de Jérôme Bodon-Clair

Archive pour Parution

Heureuse année

Je vous souhaite une très bonne année 2011, emplie de joie, de réussite dans vos projets, d’accomplissement personnel, familial etc … 2011 sera le théâtre de nombreuses échéances dont j’aurai l’occasion de vous parler dans ce blog : Golden Triangle en résidence et création lyonnaise et Joca Seria en mars avec la compagnie NU, Peindre en avril avec la même compagnie, une installation sous chapiteau du côté de Chambéry en mai et (sous réserve) une nouvelle évolution de ma série Rumeur à Saint Etienne ce même mois. Du point de vue conférences, j’interviendrai à Saint Etienne sur Deleuze/Beckett/Feldman le 8 février, et en Sorbonne le 30 avril sur le minimalisme en arts plastiques et en musique. Quelques parutions devraient aussi pointer leur nez … Année chargée, année pluridisciplinaire, année passionnante !

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Filigrane

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Petit billet matinal pour signaler la parution d’un de me importants articles sur Steve Reich dans la revue scientifique Filigrane dirigée par les éminents Joëlle Caullier, Jean-Paul Olive, Makis Solomos et Jean-Marc Chouvel. Steve Reich une fois de plus, mais abordé cette-fois ci par un autre angle, celui de sa relation à la judéité. L’article dépasse donc le point de vue strictement musical et déborde sur le philosophique, le politique, le religieux, la psychologie aussi. Par ailleurs, tout l’épais volume de ce neuvième numéro de Filigrane est consacré à « je, nous, on », ce qui présage de belles et intéressantes lectures. Pour ceux que cela intéresse (même si vous n’êtes pas musicologues par ailleurs), c’est ici … Enfin, en guise de fin, le résumé de mon article. Bien à vous :

Jérôme Bodon-Clair : « La question du judaïsme chez Steve Reich : dépersonnalisation, personnalisation, universalité »

De Tehillim (1981) à The Cave (1993), la démarche artistique de Steve Reich (né en 1936) semble se développer parallèlement à une quête identitaire profonde. En effet, alors peu concerné par la religion, le New-Yorkais décide en 1974 de s’intéresser à ses racines juives et pendant une période de 20 ans, cette interrogation, de et sur, sa judéité ne cessera de contaminer ses compositions. Ainsi, après une nécessaire période d’apprentissage, Reich écrit en 1981, sa première oeuvre d’inspiration religieuse, Tehillim, en s’inspirant des psaumes. Ce premier essai s’avère déterminant et s’il n’interroge finalement « que » le rôle du compositeur par rapport à une tradition, ouvre à Reich, qui pour la première fois fait entrer le texte dans son art, une foule de possibles compositionnels. Different trains (1988) questionne Reich sur sa condition de juif et met en parallèle son histoire personnelle avec l’Histoire majuscule (l’holocauste) d’un peuple opprimé. Avec la découverte primordiale de la speech melody (basée sur des interviews), le compositeur glisse du personnel au collectif, du je au nous (entendre « nous peuple juif »). Enfin, avec The Cave (1990-1993), Reich va finir par considérablement étirer la problématique religieuse pour la délayer dans des considérations plus universelles. Avec cet opéra/documentaire pour le moins novateur, le New-Yorkais s’ouvre définitivement à l’humain, couronnant une trajectoire tout en variations de plans, du je au nous puis au on, du personnel à l’universel.

Filigrane

Mon article sur Steve Reich et sa relation au judaïsme intitulé : « La question du judaïsme chez Steve Reich : « s’interroger » et « interroger » _ du personnel à l’universel » a été retenu par le comité de lecture de l’importante revue Filigrane qui le publiera en 2009 (n°9). Aux confluences de la musicologie, de la politique, de l’esthétique et de la philosophie, le terrain d’investigation est des plus prometteurs. Je vous joins en page annexe la proposition de communication …

Par ailleurs, en 2009 paraitront aussi les actes de colloques « Musique et arts plastiques » de l’Université Paris Sorbonne dans lesquels on retrouvera mon intervention du 21 juin 2008 sur l’influence des expressionnistes abstraits sur la musique de Morton Feldman et la notion inhérente de traduction beckettienne.

Parution de mon premier livre

C’est non sans une certaine émotion que je vous informe de la sortie de mon premier ouvrage : Le langage de Steve Reich. L’exemple de Music for 18 musicians (1976). A l’origine mémoire de Maîtrise de musicologie, le livre détaille, analyse de nombreux éléments constitutifs du langage compositionnel de Steve Reich, compositeur New-Yorkais toujours très actif actuellement. De plus l’ouvrage propose une lecture de la pièce de 1976 Music for 18 musicians, comme pièce charnière pour Reich, oeuvre de la synthèse entre d’anciens procédés et de nouvelles perspectives.

Les éditions « L’Harmattan » publient donc ce livre dans la collection « Univers Musical » (libraires, internet …) au prix de 13 euros 50. A bon entendeur … http://www.editions-harmattan.fr

P.S : Je vais faire une page avec la description du livre, la quatrième de couverture en somme.