Archipel

Le blog de Jérôme Bodon-Clair

Archive pour Bodon-Clair

A demi-nus sur la route

Vendredi soir donc au Théâtre de Roanne (scène régionale), nous nous mettions en route avec François Podetti (comédien/metteur en scène) pour une lecture musicalisée autour de trois oeuvres importantes de la littérature américaine : The road (ou on the road) de Jack London, Jack Kerouac et Cormac McCarthy … Les textes que nous avions choisi d’entremêler trouvait écho dans une musique coloriste, passant des nuances froides d’un gris apocalyptique à la chaleur rouge des nuits californiennes. Très bon acceuil d’un public assez nombreux (pour une lecture), et discussions intéressantes lors d’un pot pour prolonger la soirée.

Au moment du salut, à nous d’annoncer la création officielle de notre nouvelle compagnie : NU. Regroupant François Podetti, Christian Chavassieux (auteur), Marc Bonnetin (photographe) et moi-même, NU opérera en 2010 à un travail de quasi-laborentin autour de la question de l’acte créatif. Pluri-disciplinaire par définition, le travail de la compagnie aboutira en 2011 à la création d’un spectacle intitulé « Peindre », d’hors-et-déjà acheté, et qui trouvera, espérons-le, un écho favorable, à la hauteur de ses ambitions. A suivre donc en 2010-2011.

Enfin, je prolongeais la soirée autour d’un verre de vin avec un bout de famille et Riina Koivisto, chorégraphe finlandaise de la compagnie Kivitasku. Nous nous retrouvions le lendemain pour un stage de danse auquel je pouvais assister en qualité d’observateur/compositeur. Un bien beau travail en tous les cas que je vous invite à découvrir.

Publicités

Là-haut la lune (re-création)

Là-haut la lune

Nous avons recréée hier à Anemasse (74) le spectacle Là-haut la lune. La compagnie Chapiteau Théâtre Compagnie de Chambéry redonnait en effet, un an après, une nouvelle prestation enlevé de cette belle pièce d’Emmanuel Darley. J’étais de la partie en tant que musicien (j’ai composé la musique) et dans mon petit monde à part pour quelques répliques dans une relecture du choeur à l’antique. Belle réception d’une salle presque pleine. Drôle d’impression que de se remettre dans cet univers que nous avions figé un an auparavant … Ceci dit, belle expérience de nouveau et une joie de revoir mes compères.

La compagnie ouvre son chapiteau dès la semaine prochaine pour trois pièces : Roberto Zucco et Oscar et la dame rose (dont je fais la création musicale) mis en scène par Stéphanie Migliorini et Rue des Dames, mis en scène par Stéphanie Vuignier … Evidemment, je vous invite à les visiter si vous passez par Chambéry.

Chronique Echo’s bones

Petit post pour signaler qu’une nouvelle chronique de Echo’s bones (du projet Godot donc) vient de sortir sur le site W-fenec et voilà ce que cela dit en substance :

 

Godot & the parasites, c’est d’abord l’affaire d’un homme : Jérôme Bodon-Clair, étudiant en musicologie et surtout un touche à tout de talent(s) : compositeur de musique pour des pièces de théâtres ou des expositions, scénariste de bandes-dessinées, poète, auteur de livre sur la musique (« Le language de Steve Reich, l’exemple de music for 18 musicians » publié chez l’harmattan). Du coté de la musique justement, il sort un premier essai avec l’EP Waiting for… et un premier album Summertime escape en 2006. Pour son second album nommé Echo’s bones sorti en 2008, il s’entoure d’une armée de musiciens : ses The parasites, constituée de membres du Haunted Candy Shop mais aussi de cuivres, d’un contrebassiste jazz et d’un guitariste blues. Le résultat ? une belle réussite à la coloration bariolée. 

Godot & The parasites / Chronique LP > Echo’s bones

Godot - Echo's bonesDès « Life on a ring (hold on), Godot & the parasites affiche clairement de belles dispositions et une ligne directrice qu’ils adoreront malmener pour rendre l’écoute encore plus séduisante : pop-folk avec des velléités électriques et une progression crescendo délicatement amenée, des mélodies touchantes et accrocheuses, une voix qui sait y mettre la manière pour aller chercher les émotions enfouies dans vos petites entrailles, des arrangements orchestrés très habilement qui participent grandement à la singularité d’Echo’s bones. Au fil des morceaux et des écoutes, il apparaît clairement que le groupe ait voulu donner un soin particulier à ne pas ennuyer vos oreilles et pour cela, ils multiplient les curiosités, les interventions d’instruments excellemment intégrés comme l’harmonica sur « Life on a ring (hold on) », le piano et la trompette sur « Bad mergentheim » ou de phases particulièrement surprenantes et inventives comme ce final en fanfare sur « Parasite ». On pense à beaucoup de choses en écoutant cet album : pèle mêle à Elliott Smith pour ce songwriting précieux et infaillible, Jeff Buckley pour les ambiances spirituelles et certaines intonations de voix, Robert Wyatt pour l’onirisme flottant et la richesse des instrumentations, le dEUS d’In a bar, under the sea qui se met en danger à chaque morceaux également mais le tout est suffisamment digéré, dilué pour que finalement les pistes se brouillent dans notre mécanisme de pensée et que l’on ne sait plus trop à qui, à quoi rattacher les influences du groupe. En somme, ils font déjà partie de l’identité de Godot & the parasites dans nos oreilles. 
Ecouter Echo’s bones au quotidien, c’est comme de prendre les transports en commun quand il pleut, qu’une odeur déplaisante plane dans le monstre de mécanique et qu’apparait alors une jolie fille avec un visage fascinant qui fait passer ce trajet interminable pour un doux rêve éveillé : c’est une manière de transformer des moments banals et déplaisants en quelque-chose de finalement assez particulier et très plaisant au final. Demandez son amitié virtuelle sur myspace et achetez-lui plein de cds : ça mérite carrément le détour et ne dites pas qu’on ne vous avez pas prévenu au W-Fenec. Vraiment un très beau disque. 

Cactus 
Janvier 2009

Evidemment une gentille chronique qui fait plaisir … Allez voir sur leur site http://www.w-fenec.org pour plein d’autres chroniques croustillantes …

Bien à vous.